des Trolls aux grands fjords

Publié le 28 Juillet 2006

17 07 06 LUNDI

 

 

 

 

          Après avoir rêvé de ‘’ Trolls ‘’ c’est au bruit du beuglement des génisses que le petit ‘ déj ’ se passe, puis nous reprenons la ‘’route des Trolls’ qui monte en serpentant vers le col de Trollisgen, on se croirait à l’Alpes d’huez, Trolls--Midt-i-troms-019.jpg11 lacets bien serrés sur un route , à flanc de montagne  où l’on se croise difficilement : Nénette est verte… en plus comme le paysage est sublime, il faut chauffer le ‘’ Canon’’ entre les cascades, les ponts de pierres et les sommets environnants, pas le temps de chômer…. Arrivés au sommet, le plateau de Stigrora  où, nous nous garons pour aller escalader les derniers mètres qui mènent jusqu'à un promontoire qui surplombe toute la vallée des ‘ trolls ’ et une superbe cascade de 180 m de haut, malgré un temps pluvieux le panorama est superbe, sur la droite une paroi haute de 1000 m d’où se jetaient en parachute quelques allumés avant que la loi n’interdise ce genre d’acrobaties . Nous entamons la descente vers Valdal, par un grand plateau où tout semble si paisible, l’eau jaillit de partout et les ruisseaux la distribuent gracieusement et fraîche, puis une grande vallée, qui nous fait penser aux vallées alpestres. Dans le dernier, tiers avant de revenir au niveau du fjord, nous découvrons des grands champs de fraisiers, où des cueilleurs s’affèrent à ramasser de belles fraises,  étonnant dans un coin où la température doit atteindre les moins quinze, voir plus et la présence de la neige sur les sommets environnants : en tout cas les fraises sont super bonnes. Arrivés à Valdal nous prenons le ferry pour traverser le Storfjorden et accoster à Eidsda, petite traversée de 20 mn qui nous fait découvrir encore un magnifique fjord. A peine débarqués nous laissons partir le flot de véhicules et nous nous installons au bord de l’eau pour un petit encas et reprenons notre grimpette par la route des ‘’ nids Aigles’’ où une coutume ancestrale voulait que les hommes capturent un aigle vivant dans son nid, à flanc de falaise…. Nous traversons un haut plateau qui nous mène sur un promontoire qui surplombe ‘ Geiranger’ et le fjord, là aussi le spectacle est sublime, le petit village en contre bas est encaissé entre des montagnes grandioses d’où s’échappent une multitude de cascades. Comme il est presque 18 h00 nous ne voulons pas nous casser la tête à chercher un coin, le terrain de camping étant idéalement bien placé, nous nous y installons, un peu à l’écart, Vickie oblige… Nous faisons le tour du village, hyper touristique, qui s’échelonne sur plusieurs niveaux sur la route qui monte vers le sud ; nous prenons les renseignements pour aller faire la croisière sur le fjord ‘’ moment inoubliable ‘’ disent ils !... De retour au camping, nous sommes encerclés, il est plein comme un œuf….. CC, tentes, caravanes, le lieu est vraiment touristique….comme le soleil couchant illumine le fjord, nous dînons dehors dans ce décor de rêve, suivi d’une ballade le long de la rive sud du fjord.

 

 

 

 

MARDI  18 07 06

          Le soleil nous réveille, il vient de passer par dessus les sommets, le petit ‘’dèj’’ dans ces conditions !... les voisins se réveillent dans un rythme des plus nonchalant, lorsqu’un bruit de sirène retentit, venant du fond du fjord , trois long coup suivi de lancer de pétards, ‘’ tradition oblige’’ lorsqu’un navire arrive à quai ; c’est un superbe paquebot de croisière gorgé de passagers qui s’immobilise dans le fjord, le spectacle est magique et mieux encore lorsqu’un second, plus petit vient mouiller l’ancre lui aussi au milieu du fjord, c’est ainsi tout les matins pendant la saison d’été et lorsqu’en plus le soleil est de la partie !……

          Le reste de la matinée se passera ‘’cool’’ ; nous avons décidé de faire notre petite croisière d’ 1 h 30 au bateau de 17 h00.

En début d’après midi, Nénette qui a déniché une petite rando d’une heure sur les hauteurs du coté de la grande cascade m’emmène dans une virée dont elle a le secret….. déjà pour trouver le départ, pas facile après il grimpe raide à travers les éboulis et une végétation qui recouvre le tracé, mais dès que nous nous  élevons, nous comprenons mieux l’engouement des gens à venir à ‘’Geiranger’’ : la vue sur le fjord est sublime, comme j’ai déjà usé de trop de qualificatifs pour décrire les paysages, je vous laisse le soin d’imaginer !…. Les photos vous aideront un peu. Nous atteignons le sommet où en plus vous avez la quiétude des lieux. Il est 15 h 45, il va être temps de redescendre pour notre croisière, nous continuons donc le sentier, pensant qu’il contournait le sommet pour redescendre coté cascade.    Nous serpentons sur notre petit chemin en voyant l’heure qui défile, mais nous nous éloignons toujours ; nous apercevons sur notre gauche une route,cela doit être celle qui va de Geiranger à stryn,  alors nous coupons à travers bois et forêts pour la rejoindre et lorsque nous la rejoignons c’est au pas de course que nous filons. La route remonte vers le col qui surplombe Geiranger et lorsque nous arrivons nous ne prenons même pas le temps de regarder le panorama extraordinaire qui se déroule vers le fjord, Nénette demande en anglais à un ‘’gus’’ qui semble faire de la rando, si celui ci va vers Geiranger ?, il lui lâche un ‘’yes’’ alors en avant : au bout de 10 mn nous nous retrouvons dans un cul de sac, fermé par la clôture d’une propriété privée , demi tour et nous reprenons la route coupant de temps en temps un lacet, il reste 5km et il est 16 h10 !... il va falloir s’arracher, Nénette me dit qu’elle va partir en courant jusqu’au CC pour mettre Vickie et récupérer les billets, je la laisse donc filer. Au bout de 20 mn d’une course effrénée et après avoir trouvé un raccourci j’arrive au CC juste comme Nénétte allait repartir ; nous buvons un coup et vite vers le quai d’embarquement qui se trouve à 5 mn . 16h 55, nous sommes les derniers,  mais nous sommes là, un peu débraillés et essoufflés, Nous embarquons, les meilleurs places sont déjà prises, nous nous mettons sur le pont arrière, , qu’importe le spectacle peut commencer et le bateau quitte le quai . Il est temps de glisser ‘’L’anneau des Niebelungen’’ dans votre balladeur, ach Wagner…, ouvrez bien grand vos ‘’ mirettes ’’ , le spectacle est à la hauteur de nos efforts : ‘’féérique’’ !. Nous ne savons pas si nous ne l’oublierons jamais , mais la ballade vaut le coup, vous la décrire serait un ‘’ péché ’’( voir les photos…). Dans un décor digne des dieux, se succèdent : parois rocheuses, magnifiques cascades : telles les sept sœurs , le voile de la mariée…..’’ le pauvre Canon frise la surchauffe’’ c’est un des moments où l’on voudrait avoir un vrai appareil photos … Heureusement que nous ne nous étions pas mis sur le pont avant où sur la terrasse, car ceux qui y sont commencent à avoir un peu froid , il est vrai que le vent qui s’engouffre entre les montagnes et le soleil qui c’est caché ont rafraîchi le fond de l’air. Après une heure trente, nous sommes de retour au quai assez satisfaits de notre croisière, d’ou nous assistons au départ des deux paquebots, le fjord semble tout vide……. La soirée sera occupée à récupérer de notre folle course et à nous remettre de nos émotions ………       

 

 

 

 

MERCREDI 19 07 06

Le plaisir d’un voyage réside souvent dans les détours, dans la possibilité de découvrir les sites à son propre rythme, de prendre le temps, ici nous pourrions rester des mois que l’on trouverait toujours un petit coin pour nous émerveiller…….

          Nous reprenons le petit ‘’dèj’’ dehors, juste pour entendre l’arrivé d’un paquebot, aussi impressionnant que celui d’hier. Les jambes sont un peu lourdes et les préparatifs de départ son dur. Avant de quitter le camping, nous faisons les pleins, direction Stryn, la 1ière halte n’est pas bien loin car comme nous prenons la route descendue à pied hier, vous passez de 0 à 1000m en 10 km, nous nous arrêtons où un super aménagement a été fait, pour admirer le panorama : « grandiose » : une vue sur le fjord et les sommets aux crêtes parfois enneigées, nous en reprenons une bonne dose, histoire de ne plus oublier…. 5km , nouvelle halte où nous descendons voir une magnifique cascade entr’aperçue lors de notre rando : ‘’un coin de paradis’’ ici tout est quiétude ,juste le grondement de l’eau qui chute et rebondit de rochers en rochers avant de finir dans un minuscule lac où l’eau est si claire que l’on y aperçoit les poissons ; Vickie ne résistera pas, nous ‘’si, ’’ dommage !...nous continuons notre grimpette jusqu’à Dalsnibba 1476 m, mais nous n’irons pas jusqu’au sommet, car il faut emprunter une petite route escarpée pour faire les derniers hectomètres, et avec le CC… nous côtoyons la neige. La descente vers Stryn est toute aussi sympa, les torrents caracolent dans les failles des montagnes pelées avant de se jeter dans des lacs où l’eau est à peine troublée par le saut de quelques truites …Un grand tunnel de 12 km nous amèneras jusqu'à Stryn , d’où nous prenons la route ‘’60’’ pour rejoindre Oldedalen et son glacier, la halte casse croûte se fera au bord d’une cascade encore un vrai petit bonheur !....La petite route qui monte vers les contreforts du glacier de Jostedalsbreen est un véritable enchantement, serpente entre cultures et champs verdoyants avant d’arriver au glacier de Briksdalbreen où pour aller toucher la glace, il faut se garer sur un parking moyennant la modique somme de 70 nok, alors nous nous contenterons des photos…. Là , aussi c’est 4 à 5 jours qu’il faudrait pour visiter le site et surtout des équipements ‘’adoc’’. Le glacier de Jostedalsbreen fait parti des site incontournable des visites en Norvège mais il faut y venir plutôt par l’autre vallée, alors ce sera pour la prochaine fois…Nnous retrouvons la ‘60’ pour nous arrêter pour la nuit sur un parking à l’écart de la route,  face à l’église et au cimetière ; tient dans un coin, un CC des 11, mais nous les apercevrons à peine. Le tour du village s’impose pour nous dégourdir les jambes. La nuit fut d’un calme !....  

 

 

 

 

JEUDI  20 O7 O6

Le petit ‘dèj’ est pris dehors le long d’un petit plan d’eau où s’ébat Madame ‘ Cane ‘ avec ses petits cannetons, Vickie regardant d’un œil passif…. Nous reprenons la grimpette vers un plateau verdoyant, avec quelques neiges éternelles, paysages dépouillés et rocailleux mais très verts par endroit : des vaches, des chèvres et des moutons angora . Il y a un peu d’Irlande dans ce tableau dixit le ‘ GDR’ pour Nénette c’est plus de la haute Savoie….. l’arrivée sur Ballestrand se fait par un bras du Sognefjord aux eaux très vertes,la route suivant ses contours à flanc de montagne. Nous faisons le tour du village où la plus grosse attraction reste l’embarquement des ferry et comme nous ne voyons pas d’emplacement pour stationner, nous décidons de reprendre la route vers Bergen. 120 km d’une route mouvementée,serpentant le long du fjord nous amènera à Lavik où nous prendrons le ferry pour traverser le Sognefjord et rejoindre Oppedal, encore une traversée des plus ‘’cool’’ nous pourrons dire que chaque fois que nous avons pris le bateau nous aurons été béni par ‘’Neptune’’ et qu’ elles se seront toutes déroulées avec : une mer calme, un soleil splendide, sans jamais faire une queue pour embarquer, si cela ne s’appelle pas le ‘bol’ !.... Une fois d’ébarqués, nous grimpons et descendons une route sinueuse où rien ne nous ‘branche ‘ pour nous arrêter ; tant et si bien que nous ne sommes plus qu’à 30 km de Bergen et à Arna, nous décidons que nous n’irons pas plus loin. Pas facile de trouver un coin ce soir pour s’arrêter, c’est au petit bonheur la chance que nous apercevons une église, nous la contournons et en arrivant sur le parking il y a un CC, des 03, qui en nous voyant passer, nous interpellent, contents de voir des ‘’Français’’ , surtout de pouvoir parler,’’ allez allez, garez vous, nous avons une bouteille de pastis toute neuve, arrivez nous allons trinquer’’ !.....…..

           Des gens charmants, de Montluçon, qui nous racontent leur petit périple et sont émerveillés du notre … vivement la retraite !.... eux font leur tour en 4 semaines, pas de temps à perdre. Ils ont été victimes l’année dernière d’un cambriolage de leur CC pendant la nuit, après avoir été ‘’gazés’’ ; alors depuis, plus de camping sauvage, sauf en Norvège et encore… De récits en récits, la bouteille commence à descendre sérieusement et il nous a fallu un immense courage pour dire stop et rentrer vers notre CC. Heureusement point de maréchaussée en vue, la traversée fut houleuse et la nuit agitée !.

Rédigé par Nenette & Chris

Publié dans #Norvège

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